La conception de la « version unique » pour aborder le futur proche sereinement

Un événement angoissant approche de jour en jour… L’appréhension vous prend par intermittence, irrégulière, mais croissante. Pourtant vous savez que cela ne vous avance à rien, et qu’il reste du temps, que vous feriez mieux d’employer à l’appréciation du moment présent. Mais rien n’y fait.

Comment gérer cette appréhension qui laisse le stress s’immiscer trop longtemps  ? J’ai ma petite astuce sur le sujet ; elle est un peu étrange au premier abord, mais elle fonctionne bien sur moi, et j’espère que ce sera le cas pour vous aussi.


Le destin vu à l’envers

Vous croyez au destin ? Que votre vie est irrévocablement déterminée à l’avance ? Peu importe, car le destin, pour peu qu’on l’inverse, est bien réel. Formulons ça autrement : tout ce que vous avez vécu, quand vous y repensez, est irrévocable ; vous ne pouvez pas changer le passé, et il est unique. Or si le passé est unique, comment a-t-on pu jamais envisager qu’il allait différer ?

C’est ce sophisme qui va nous intéresser pour la conception du « destin à l’envers ». L’évènement x, situé dans le futur, se produira d’une manière ou d’une autre. Mais pas de manières différentes ; il y aura une seule version de cet évènement. Vous avez encore le pouvoir de le changer mais vous ne pourrez pas empêcher cette version unique des choses d’exister, parce que le temps avance toujours à la même vitesse et vous conduit irrémédiablement vers le futur.

L’angoisse nous donne l’habitude de considérer l’avance du temps comme une sorte de malédiction qui nous veut du mal en nous faisant traverser toutes les promesses empoisonnées de l’avenir. Dit comme ça, c’est vrai que c’est un peu glauque… Mais c’est justement l’intérêt de la conception de la « version unique » ; se convaincre, par l’irrémédiabilité, que toute angoisse est superflue. Une façon d’exorciser notre peur directe (l’appréhension) pour nous soigner de ses effets indirects (l’anticipation), car ils ont toujours tendance à impliquer, à tort, que les versions seront plurielles dans le mal qu’elles vont causer.

(Se) jouer de l’irrémédiabilité

Alternativement à la conception de la version unique, j’aime jouer à un petit « jeu » sur le thème de l’irrémédiabilité. Contemplez la trotteuse d’une pendule et concentrez-vous sur le nombre de choses qui changent à chaque seconde… La façon dont le monde évolue, imperceptiblement, à une vitesse folle pourtant.

Car une seconde qui passe pour l’humanité, c’est une seconde pour chaque personne, soit plus de sept milliards. 222 ans ! En d’autres termes, il faut à l’humanité 0,004 seconde pour couvrir une année vécue par une seule personne. On pourrait faire tenir 37 fois cette durée dans un clin d’œil.

Pour comparaison, si on disposait sept milliards d’objets tous les mètres, la distance couverte serait de sept milliards de kilomètres, soit presque 174 672 fois la circonférence de la Terre à l’Équateur, 18 210 fois la distance entre la Terre et la Lune, ou presque 47 fois celle qui la sépare du Soleil. C’est aussi 0,0000275% de la distance séparant notre planète de la galaxie d’Andromède, et le nombre peu élevé de zéros dans ce chiffre est un reflet intéressant de sa signifiance.

Bien évidemment, je ne fais pas ces calculs pour la mise en pratique de mon « astuce », mais vous pouvez vous amuser à mesurer l’expérience vécue par l’humanité à la seule force de votre imagination à chacune de ces secondes qui passent. Je n’ai pas besoin d’être bon en maths (je suis très mauvais, en fait) pour trouver du réconfort dans les chiffres. Ce n’est d’ailleurs pas le but de l’article de vous faire tourner la tête. Les chiffres sont là pour nous rappeler que, si notre esprit nous convainc que l’angoisse est un comportement approprié, on a toutes les raisons pour se convaincre soi-même qu’il a tort. Et c’est ça, l’astuce


J’espère que cette conception des choses ne vous était pas inaccessible. Je suis introverti et angoissé par nature, et ce que j’ai tenté d’expliquer constitue mon recours le plus efficace contre le flot d’émotions négatives que cela engendre. Merci pour votre lecture et pour Soleil Bleu de m’accueillir le temps de cette petite collaboration !

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