La tête dans les nuages.

« La tête dans les nuages » : on nous le dit souvent, pas vrai ? Du moins, on a parfois la conviction, ou le sentiment étrange, d’être né sur une autre planète. On est ainsi persuadé d’avoir malencontrueusement atteri sur un monde anxiogène et avide de bavardage. Alors on regarde le ciel, des fois que quelqu’un ou quelque chose nous enverrait un signe. On scrute les étoiles à la recherche de celle qui fait écho à notre nature introvertie. On s’abandonne à nos rêveries. Un pied sur terre et l’autre on ne sait où… peut-être sur cette autre planète ?


L’objectif de cette méditation est de regagner confiance en soi vis à vis de ce sentiment d’étrangeté, mais aussi de nous rappeler les forces et merveilles des rêveries auxquelles on aime tant s’abandonner.

Il n’est pas toujours bien vu d’être rêveur. On peut nous reprocher d’être ailleurs, de ne pas être assez présent. On peut aussi nous accuser à tort d’être renfermé dans notre bulle, déconnecté de la réalité. On peut interprété nos vagabondages comme le manifeste d’une forme de stupidité… En somme, on se moque plus souvent des rêveurs qu’on ne les valorise. Pourtant, ce qui s’y passe est tout sauf futile et bien loin d’être stupide.


MÉDITATION

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Notre monde intérieur a bien des vertus et il est normal qu’on s’y réfugie régulièrement. Nous apprendrons à en relever les forces, à en comprendre la raison d’être et à nous détacher des jugements extérieurs.

Pour commencer, je vous laisse vous affaisser confortablement dans votre fauteuil, ou du moins adopter votre posture favorite.

Fermez les yeux, si cela peut vous aider.

Prenez conscience de votre souffle.

Observez le, sans nécessairement rechercher à le modifier…

Faîtes cela aussi longtemps que nécessaire afin de vous concentrer, jusqu’à ce que vous vous sentiez disposé à la méditation.

~

A la frontière de l’inconscient.

Pourquoi s’abandonne t-on si facilement à nos rêveries ?

D’où peut bien nous venir cette tendance à délaisser le monde extérieur ?

On ne le contrôle pas vraiment, c’est plus fort que nous.

En comprendre la source peut nous aider à canaliser nos pensées et être plus présent lorsque cela est nécessaire.

Mais au delà même de la canalisation, la compréhension est un premier pars vers l’acceptation.

Car notre souci vient souvent de là.

Notre environnement est tellement enclin à dévaloriser et juger les rêveurs que l’on tend à penser qu’il vaut mieux refouler nos rêves.

Heureusement pour nous, le véritable problème réside avant tout dans l’échec de notre environnement à comprendre nos comportements,

et j’ajouterais même notre nature introvertie, de manière générale.

Mais rassurez-vous, nos rêveries ne constituent en rien une pathologie, bien au contraire !

A ce propos, Sophia Dembling émet l’hypothèse d’une frontière vague entre conscience et inconscience.

Cela expliquerait alors notre facilité à basculer d’un côté ou de l’autre.

Quoi qu’il en soit, nul doute que c’est intimement lié à notre fonctionnement psychologique.

Au même titre que notre inclination à la réflexion ou à la solitude, notre abandon à la rêverie relève de notre part d’introversion, laquelle trouve beaucoup de bénéfices dans cet autre monde.

~

Notre refuge intérieur.

Pourquoi est-ce qu’il nous plait tant de rêver,

si ce n’est pour nous ressourcer ?

N’avez-vous jamais remarqué le bien-être que cela vous procure ?

Voilà une chose importante à saisir,

fondamentale même, dans notre tendance à rêvasser, pour ne pas nous méprendre à l’égard de notre propre nature.

Si vous prenez un peu de recul sur votre rapport à cet autre monde où vous aimez tant voyager,

vous remarquez peut-être la concordance vis à vis de votre fatigue.

Plus nous sommes fatigués, plus il nous est difficile de résister à la tentation du petit nuage cotonneux, propice aux rêves.

Il suffit d’un instant d’inattention ou d’un léger ennui et…

op !

Nous voilà partis.

Il y a une bonne explication à cela :

nous nous ressourçons dans nos rêveries.

Notre santé mentale, si je puis-dire, puise de l’énergie dans cet autre monde.

C’est ce que j’appelle notre refuge intérieur.

Cela nous fait le plus grand bien que de rêver.

C’est la raison pour laquelle nous aimons tant cela.

Si intéragir avec le monde extérieur nous épuise rapidement, nous réfugier dans notre monde intérieur nous ressource infiniment.

Alors ne nous privons pas de prendre du temps pour nous y reposer.

~

Une source de créativité.

Dans le calme de notre refuge intérieur, nous aimons aussi nous imaginer tout un tas de chose.

Un peu comme ces artistes qui se couperait un bras pour vivre une expérience inédite sur cette petite maison au beau milieu de l’océan, là où ils ont bon espoir de trouver l’inspiration qui fera naître l’oeuvre du siècle,

nous cultivons notre imagination dans notre refuge intérieur ;).

Les écrivains en herbe, comme moi, apprécierons d’y concevoir de toutes pièces un récit, l’histoire d’un personnage…

Parfois, nous sommes porteurs de projets qui mûrissent de longues années durant, à l’occasion de nos excursions dans notre monde intérieur.

Ainsi, notre refuge d’introverti(e) est une source de créativité.

Chacun d’entre nous a probablement beaucoup à construire dans cet imaginaire fleurissant.

D’ailleurs, c’est probablement pour cette raison que les personnalités introverties s’orientent naturellement vers des métiers créatifs.


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Pour les introvertis que nous sommes, s’ouvrir au monde extérieur,
c’est un peu comme envisager une longue traversée.

Vient un moment, inéluctable, où l’on ressent le besoin de faire une pause et de nous attarder dans un refuge, là où nous trouvons le repos dont nous avons besoin afin de nous revigorer, avant de repartir de plus belle.

~

A présent que vous avez conscience des vertus de votre esprit rêveur, ne vous souciez plus des reproches que l’on peut vous assener.

Souciez-vous plutôt du bohneur que cela vous apporte.

Retournez dans votre refuge intérieur chaque fois que vous en avez besoin.

Il vaut mieux nous détacher et nous isoler un peu si nous ressentons de la fatigue afin de nous consacrer pleinement à notre refuge.

Barricader notre refuge intérieur nous confronteras à une fatigue à laquelle nous ne serons pas faire face. Nous aurons alors tendance à nous énerver et à être désagréable, voire à faire du mal autour de nous (et à nous même).

Bien entendu, pensez aussi à faire un effort pour être plus disponible, par exemple à l’occasion d’un repas en famille, même si vous vous sentez un peu fatigué.

Cette prise de conscience doit aussi nous permettre d’être plus épanoui dans nos relations.

Enfin, ne cessez jamais d’entretenir et solliciter votre imagination 🙂


Qu’est-ce que vous trouvez dans votre refuge intérieur ? Comment vivez-vous votre tendance à rêvasser ?

Dîtes le moi en commentaire 😉

 

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