Pourquoi je photographie ?

Je ne me suis jamais vraiment posé la question, jusqu’à ma découverte il y a quelques mois de ma nature hypersensible.

Certains d’entre vous l’auront peut-être remarqué, je suis un passionné de l’image et plus spécifiquement de la photo. Je vous en partage quelques unes sur mon blog via un widget « PHOTOS » dédié à mes dernières images et je les déploie autant que possible pour illustrer mes articles, notamment en couverture. Mais j’ai envie de les mettre davantage en avant et, plus que tout, je souhaite vous révéler la source de ma passion, car elle est étroitement liée à ma sensibilité.

Qui sait, peut-être que l’hypersensibile que vous êtes y verra une révélation sur sa propre nature ?

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Je me souviens un jour, lors de mes premiers pas en photographie, d’une soeur qui m’ai dit que mes photos « exprimait ma sensibilité ». Ce jour là, j’ignorais totalement ma nature hypersensible et je ne comprenais pas bien ce que cela signifiait. Aussi, je ne réalisais pas le lien évident à une nature profondémment ancrée en moi.


Je me suis élancé dans la photo il y a bientôt 4 ans, avec pour premier boitier un petit Sony qui avait la fâcheuse tendance à surexposer, quelques soient les conditions lumineuses. J’ai progressé et mes exigences n’étant plus satisfaites, j’ai poursuivi l’aventure avec le fameux, le grand, le subliiiime Panasonic FZ1000. Oui, je l’aime beaucoup 😉 Voici un fidèle compagnon dont je ne suis pas près de me séparer ! Cependant, j’ai acquis des compétences professionnelles et depuis peu, je suis passé à l’étape supérieure en me procurant mon premier réflexe : le Canon EOS 80D – dont je suis ravi :).

Extrait de clichés pris avec mon Lumix FZ1000

Bien joli tout cela, vous me direz, mais au fond, quelle(s) raison(s) me poussent à photographier ? La question se pose inéluctablement. Capturer des images sans savoir pourquoi, ce serait comme vagabonder par ci par là, errer sans but dans de vastes horizons, car la photographie est un vaste sujet. Du moins, son regard peut se porter sur des objets diverses et variés.

En ce qui me concerne, j’ai tâté un peu à tout : portrait, paysage, insecte, fleur, montre ancienne, animaux de montagne… je me suis longtemps cherché de ce point de vue, avant de réaliser l’attrait qu’excercait sur moi une simple feuille d’arbre.

Exprimer sa sensibilité

Ce n’est que tardivement que je prends conscience du lien étroit à ma sensibilité, ou plutôt, devrais-je dire, de ma nature hypersensibile.

Aujourd’hui, je comprends que je suis tout particulièrement sensible à la subtilité de la lumière, dure et violente en été, douce et pâle en hiver, timide mais chaleureuse au printemps… ainsi qu’aux sons discrets de la nature, composés des craquellements de ses feuilles mortes, des branches grinçantes de ses arbres ancestraux, du sifflement du vent, du crépitement de la neige, des chants mélodieux de ses oiseaux qu’on entend, mais que l’on ne voit jamais… puis je ne serais dire pourquoi, mais les feuilles alors, qu’est-ce que je les aime !

C’est un peu comme la mousse, dont il émane une douceur qui suscite en moi des émotions que je ne serais décrire, si ce n’est qu’elles sont agréables.

Canon ESO 80D | EF 100mm L II USM | Avril 2018

Une feuille d’arbre

Quant aux feuilles d’arbres, je les aime qu’importe la saison. A titre d’exemple, j’ai beaucoup apprécié de les photographier cet automne, profitant à l’occasion de mon Canon 80D pour la première fois, avec un objectif tout simple, mais fameux pour ses jolis flous d’arrière plan et ses images de bonne qualité. J’ai aimé photographier cette feuille échouée sur un tronc d’arbre, comme prisonnière du lichen à la surface de l’écorce, ainsi que cet autre feuille encore bien conservée, mais déchirée de toutes parts, et le soleil tel une étoile dont les rayons sont des aiguilles qui perçent des trous.

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 Echantillon de ma première série au Canon 80D | objectif 50mm | automne 2017

Extrait récité de ma sortie d’automne

Je commence tout juste à enjamber le sentier qui me mène au sous bois lorsqu’une petite feuille verte capte mon attention. Une feuille verte receuillant en son creux une autre feuille, plus petite, plus fragile aussi, mourante, recroquevillée sur elle même… J’ai trouvé cela très beau, en un sens. On pourrait imaginer qu’elle soit tombée par hasard en cet endroit précis et que cette jeune pousse l’ai rattrapé comme pour la sauver… elle semble même vouloir enlacer cette malheureuse feuille morte !

IMG_0847(2)Canon ESO 80D | 50mm | f 2.8 | 300s

L’appareil au service de sa sensibilité

Bref, tout cela pour vous dire que la photographie peut-être un outil, ou un art ? – je ne sais pas quel terme employé – pour exprimer votre sensibilité et les émotions qui en découlent.

Personnellement, je me suis souvent senti un peu seul quant à mes orientations photographiques. J’ai rencontré plus d’un photographe, mais la plupart intéressé par l’animalier et d’autres sujets, qui n’avaient dans tous les cas rien de commun à mes intérêts.

Je trouve qu’il n’est pas fréquent de croiser la route d’amateur de feuille tendre au printemps, ou de feuilles mortes en hiver. La plupart du temps, on vous dévisage quelque peu, ou alors on vous demande « vous prenez en photo les oiseaux ? » et la réponse met fin à la curiosité.

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Mais à présent que j’ai conscience du lien sensible à ma nature, je me soucie aucunement d’appartenir à un groupe ou une tendance, et je peux m’orienter vers des personnes qui partagent mes intérêts. Car ils sont rares, mais il y a quelque temps, j’ai découvert par exemple le compte instagram de camille (@camille_passion_photos) dont les clichés sont absolument magnifiques et emplis d’une douceur délicate. Jusque là, je ne connais personne qui partage une sensibilité photographique aussi proche de la mienne 🙂

Des projets en vue !

A partir de maintenant, je vous partagerai de temps à autre mes expéditions aventureuses avec un appareil photo entre les mains. Cela pourrait être également l’occasion de nous livrer à la méditation d’une toute autre manière, car le calme et la sérénité de la nature est propice à l’introspection, et sa beauté à l’émerveillement.

Je sais que je suis ambitieux et un peu enthousiaste, mais j’espère également vous partager à l’avenir des courts-métrages, dont le premier sur le thème de la découverte de sa nature introvertie, que je travaille déjà depuis quelque temps. Je me tâte par ailleurs de publier des vidéos sur ma chaîne en complément à mes écrits !

Sur ce, je vous souhaite des méditations fertiles en vue de cultiver votre bonheur 🙂

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Vous aussi, vous faites de la photographie ? Qu’est-ce que vous aimez photographier ? Sinon comment exprimez-vous votre sensibilité ?

Dîtes le moi en commentaire 😉

6 réflexions sur “Pourquoi je photographie ?

  1. bleuparfum

    Je connait bien ça aussi et c’est un plaisir pour les fleurs notamment mais j’ai une grande timidité à photographier des personnes inconnues dans la rue et pourtant ce n’est pas l’envie qui me manque…

    Aimé par 1 personne

    1. Oh, c’est un sujet que je n’ai pas évoqué, mais je me reconnais très bien dans la difficulté que tu relèves !

      Il est vrai qu’il y a parfois des visages, ne serait-ce que des regards, des instants de la vie quotidienne, des interactions humaines que j’aimerais beaucoup photographier également, mais effectivement, il me faudrait tout comme toi surmonter une certaine timidité.
      De plus cela me semble délicat. A moins de faire preuve d’une très grande discrétion ? Encore que, une telle attitude pourrait être mal interprétée…
      Il y a par ailleurs le souci des droits à l’image, si jamais on souhaite partager une telle photo. Il faut alors s’assurer que la photographie ne porte pas atteinte à la personne et que cette dernière ne soit pas identifiaible, à moins d’avoir obtenu clairement son accord. A ce propos je pense que notre timidité émerge notamment du souci de prendre un cliché sans le consentement de la personne.

      En somme c’est un défi intéressant que tu soulèves, je vais creuser le problème. Maintenant il y a quelques astuces en ce qui concerne la discrétion, mais je conviens cela ne suffit pas. Au fond, c’est avant tout une question de timidité.

      Aimé par 1 personne

  2. Je ne suis pas photographe et l’art visuel passe après l’art sonore pour moi, mais je cherche dans les images cette proximité que tu offres. Je préfére les portraits aux paysages, mais encore plus le coin de l’œil au portrait. Être proche, pouvoir observer sans être intrusif, voilà ce qui me plait. La feuille morte dans la jeune pousse est merveilleuse et je sais l’apprécier sans avoir pu être celle qui la découvre. J’aime les gros plans, j’aime chercher, peut-être, l’infiniment petit qui est le miroir de l’infiniment grand. Merci de nous faire voir par tes yeux.

    Aimé par 1 personne

    1. La dimension sonore m’intéresse beaucoup aussi, de plus en plus. Si tu as quoi que ce soit à partager sur ce point, cela m’intéresse !
      Autrement je comprends très bien ton attirance pour les gros plans. A présent que tu en parles, je crois que j’ai aussi un vif intérêt pour cela : J’aime beaucoup aller chercher les détails et la proximité intime qu’offre les gros plans ; d’où ma tendance à la macro, j’imagine. Puis comme tu le soulève, il y a quelque chose d’infiniment grand !
      Merci beaucoup de ton passage 🙂

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