Braver un océan de chagrin.

Parfois, on se sent triste. Profondément peiné. Empli d’un chagrin ineffable. Parfois aussi, on est juste fatigué de défendre sa différence, une personnalité introvertie dévalorisée et stéréotypée ou une hypersensibilité discréditée, traduit comme une faiblesse. D’autres raisons entrent probablement en cause, mais quoi qu’il en soit, il n’est pas rare que notre nature nous expose à un flot de chagrin – ce qui est tout à fait humain et ne découle pas nécessairement de notre hypersensibilité, car hypersensible ne veut pas dire pleurer pour un rien. Sinon on ne dirait pas tant de nous que l’on paraît froid et impassible.


L’objectif de cette méditation est d’apprendre à maintenir le cap malgré la tempête et de garder les mains fermes sur le gouvernail afin de ne pas couler !

Ainsi nous dresserons le voile de la sérénité et une fois que l’océan se fera plus calme, nous tendrons progressivement vers la contemplation de la peine.


MÉDITATION

Des nuages assombrissent parfois notre esprit, lequel chavire tandis que la tempête fait rage et que la pluie le balaye, mais le ciel bleu fini toujours par revenir. Et le voilà encore debout.

Pour commencer, je vous laisse vous affaisser confortablement dans votre fauteuil, ou du moins adopter votre posture favorite.

Fermez les yeux, si cela peut vous aider.

Prenez conscience de votre souffle.

Observez le, sans nécessairement rechercher à le modifier…

Faîtes cela aussi longtemps que nécessaire afin de vous concentrer, jusqu’à ce que vous vous sentiez disposé à la méditation.

Si vous ressentez une peine vive, ne l’étouffez pas, accueillez la.

Puis laissez-vous guider.

~

Dépasser le refoulement

En tant qu’introverti(e), nous avons tendance à être très réservé(e).

C’est le cas notamment à l’égard de nos émotions.

Nous aimons garder pour nous ce qui nous est très personnel.

Nous le partageons éventuellement à des personnes en qui nous accordons notre sincère confiance, mais pour les autres, cela nous demande un effort considérable.

Par ailleurs, nous aimons pensez que, refouler nos émotions, cela nous rend plus fort.

Étant exposé à une société qui dévalorise notre introversion, nous avons tendance à vouloir nous endurcir.

Alors nous dissimulons tout ce qui est susceptible d’être interprété comme un signe de faiblesse…

Nous nous efforçons de cacher des regards, aussi, notre sensibilité. Car il n’est pas toujours évident de l’assumer, notamment pour un homme.

La société accepte plus volontiers d’une femme qu’elle soit rêveuse et sensible, d’un homme elle exige davantage de sobriété, pour ne pas dire de froideur…

Plus précisément, on tend à refouler l’émotion.

C’est à dire qu’on l’attrape du bout des doigts et qu’on la glisse sous un tapis, en s’imaginant que l’on en entendra plus parler d’elle…

C’est un peu comme les déchets nucléaires qu’on se plait à enfouir sous terre :

Op, ni vu ni connu ! 😮

On ne les voit plus, c’est vrai… mais on s’en préoccupe toujours autant, parce que l’on sait que le problème n’est pas résolu.

Fausse bonne idée !

C’est pareil avec l’émotion.

Le problème, notamment quand il s’agit de tristesse, c’est que le refoulement est tout particulièrement douloureux et ne fait que masquer le problème, durant un temps.

Puis des conséquences se font ressentir sur le long terme.

Il semblerait effectivement que cela peut engendré des dégâts sur l’organisme.

Je suis le premier à témoigner des crispations et sentiments d’oppressement au niveau du cœur, que je ressens toujours un peu, aujourd’hui encore.

Car refouler ne veut pas dire supprimer, mais cacher l’émotion sous un tapis.

Entre autres, pour ma part, le cœur est le premier réceptacle des émotions de tristesse et cela se traduit souvent par des sensations désagréables.

Comme l’impression que ma cage thoracique se referme sur mon cœur…

Bref, je ne vous conseil pas le refoulement.

Ceci dit, je ne veux pas vous faire peur !

Ne soyez pas trop inquiet pour autant, mais prenez en conscience.

Par ailleurs, sachez que les bénéfices de la méditation sont également réputés pour leur dimension réparatrice 🙂

Comprenez simplement que le refoulement ne fait que vous noyez dans cet océan orageux.

Mieux vaut apprendre à s’en libérer et à exprimer ce que l’on ressent 🙂

~

Laisser sa peine s’exprimer

La tristesse n’est pas toujours très bien perçue.

Surtout si vous êtes un homme – comme je le soulève précédemment – dans quel cas l’émotion va à l’encontre de l’idéale virilité dont vous devriez témoigner.

Mais qu’importe la virilité, que souhaitez-vous réellement ?

Que vous dit votre cœur ?

De quoi avez-vous réellement besoin ?

Il s’agit probablement d’une pression sociale.

Une pression inculquer par une société qui prime un homme fort et viril, lequel ne connait jamais la tristesse, car elle serait synonyme de faiblesse.

Sachez-le, la tristesse est profondément humaine, en tant qu’émotion fondamentale de tout être sensible.

Alors quelle importance peut avoir l’image que l’on pense renvoyer ?

Quelle importance qu’on nous prenne pour une fille ou un garçon fragile ?

Ne vous souciez pas de votre image, souciez-vous de ce qui vous rend heureux.

Lâchez prise.

Laissez s’exprimer votre peine.

Pleurer fait du bien.

Pleurer, c’est important, essentiel même.

Et nous aussi, les hommes, nous avons le droit d’être de tristes, et de verser des larmes ; car il n’y a rien de plus humain.

Surtout, ne refoulez pas l’émotion.

Jetez par dessus bord tous les tonneaux emplis de chagrin qui alourdissent votre cœur.

Puis dressez le voile de la sérénité…

Bientôt, le ciel se dégagera et de nouvelles terres s’affirmeront à l’horizon.

Des terres fertiles où nous pourrons cultiver notre bonheur.

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J’ai beaucoup souffert de mes émotions refoulées. Je sais combien cela est douloureux, sans parler du fait que je me noyais plus qu’autre chose. Mon cœur se faisait un peu plus lourd chaque fois que je le laissais s’imbiber de ma peine… 

A présent, je le sens léger, soulagé de toutes les émotions dont je l’ai libéré. Le plus souvent, il suffit de pleurer. Juste ça. Ne pas avoir honte de verser des larmes. Crier tout ce que l’on a sur le cœur. Puis l’orage finit par passer. Nous sommes alors plus disposé à prendre du recul et à tenter de rationaliser, en vue de comprendre ce que l’on ressent, d’écouter l’émotion et  de  trouver par nous même des solutions.

Si vous ne l’avez pas encore lu, je vous propose par ailleurs une approche contemplative dans mon article « Contempler la peine. » L’occasion de porter un nouveau regard sur la tristesse pour en apprécier la beauté plutôt que de s’en lamenter.


Cette méditation vous a t-elle aidé à mieux piloter votre navire ?

Dîtes le moi en commentaire 😉

Il n’est jamais évident de braver la tempête, mais ne vous découragez pas ! N’hésitez pas, par ailleurs, à me suggérer de nouvelles approches et à me partager des difficultés que je n’ai pas abordé.

Merci !

3 réflexions sur “Braver un océan de chagrin.

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