Contempler la peine.

Parfois, on se sent triste. Souvent, on tend à se laisser submerger par la tristesse. Pourtant, nous pourrions prendre un peu de recul et la contempler dans sa beauté ineffable.
Les émotions de tristesse ont toujours eu un certain attrait sur ma personne. Je trouve qu’elles ont
cela de beau qu’elles puisent leur source dans les plus sincères et les plus innocents des sentiments.


L’objectif de cette méditation est de tendre progressivement vers la contemplation de la peine, plutôt que de se laisser emporter par son courant et de s’y noyer.

La tristesse est un ingrédient du bonheur. Parfois, il en faut même beaucoup pour comprendre la recette. Alors nous devrions la cueillir quand elle est là, plutôt que de s’efforcer à la piétiner.


MÉDITATION
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Voilà que la tristesse nous emporte dans son affluence. Petit à petit, nous allons apprendre à rejoindre le lit du cours d’eau et préférer la contemplation à la douleur. Petit à petit, nous délaisserons la peine pour consacrer du temps à cultiver le bonheur.

Pour commencer, je vous laisse vous affaisser confortablement dans votre fauteuil, ou du moins adopter votre posture favorite.

Si cela peut vous aider, fermez les yeux.

Prenez conscience de votre souffle.

Focalisez votre attention sur votre respiration.

Observez la, sans nécessairement rechercher à la modifier…

Si vous ressentez une peine quelconque, alors c’est une bonne occasion de méditer.

Sinon, allez extraire dans votre cœur une émotion de tristesse qui vous préoccupe.

~

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J’aime visualiser la peine comme un cours d’eau.

Un fleuve, par exemple.

Tant que le fleuve est paisible, tout va pour le mieux.

Il est probablement magnifique sous les lueurs de l’émotion, mais nous oublions sa présence.

Alors, soudain, voilà qu’il déborde et qu’on se laisse entraîner par son affluence.

Non seulement nous ne savons pas en apprécier la présence, mais en plus de cela, nous nous laissons dépasser par ses inondations.

Pourtant, la tristesse est l’une des émotions primordiales de notre existence et elle nous alimente durant toute notre vie.

~

Nous avons tendance à nous laisser submerger par l’émotion de tristesse et à nous noyer dans ses flots.

Car notre première erreur est de nous agiter dans tous les sens, comme si nous étions saisit par la panique.

Vous agiter ne sert à rien.

Bien au contraire, cela vous épuise et par conséquent vous ne tardez pas à vous noyer.

Si c’est le cas, détendez-vous :

Prenez conscience de votre souffle.

Sentez le gonfler vos poumons.

Retrouvez le calme.

La sérénité est notre meilleure alliée, telle une bouée de secours.

Quand nous sommes tristes, n’oublions pas de garder notre calme et de rester détendu.

Alors ensuite nous pouvons tenter de nager vers la rive.

C’est ce que vous allez faire.

Prendre conscience de votre souffle, prendre un bon bol d’air et, petit à petit, calmement, nager afin de rejoindre le lit du cours d’eau.

~

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Focalisez-vous sur votre souffle.

Sentez les mouvements de va et vient de votre poitrine.

Nous concentrer sur notre respiration nous permet de ne pas couler.

Alors, enfin, nous parvenons à rejoindre le rivage de notre tristesse.

Dès lors, le fleuve paraît étrangement calme.

A vrai dire, nous réalisons à quel point nous agiter dans tous les sens entretenait la turbulence de l’émotion.

A présent que nous avons atteint la rive, nous pouvons nous reposer.

A présent que nous avons rejoins la rive, nous pouvons contempler l’émotion.

Nous ne sommes plus dans l’agitation ou la rumination, mais dans la contemplation.

Pour une fois, abandonnez-vous à la contemplation.

Vous verrez combien il est agréable de se délecter de la beauté d’une émotion qui se fonde probablement sur des sentiments émouvants.

Ne vous laissez pas abattre, mais laissez vous émouvoir, contemplez simplement la tristesse qui repose en vous et acceptez ainsi sa présence.

~

Au delà de la contemplation, nous pouvons également l’observer, afin de mieux la comprendre.

N’oublions pas : l’émotion de tristesse fait partie intégrante de notre vie.

Alors plutôt que de chercher à la fuir, voire pire, à la détruire ; mieux vaut l’accueillir et lui accorder une place, en vue de l’écouter.

C’est à travers l’écoute et l’observation que l’on parvient à retracer la source de l’émotion, ce qui peut suffir à l’apaiser.

Scrutez au loin le point de fuite de votre fleuve, là où l’émotion puise sa source.

Et posez-vous des questions :

Pourquoi est-ce que je ressens de la tristesse ?

Quelle en est l’origine ? Le lieu et le jour d’où elle a jaillit ?

Quelle est ma réaction à la tristesse ?

Est-ce que je suis dans la contemplation, ou bien dans l’agitation ?

Ceci dit, si cela est trop difficile pour vous, ce n’est pas grave.

Ce sera pour une autre fois.

Pour le moment, apprenez à être dans la contemplation, ce sera déjà un grand progrès ! 🙂

~

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Bien entendu, cela prend du temps.

Ne vous découragez pas.

Cela demande un peu d’entrainement, d’apprendre à nager dans un flot de tristesse.

Mais ce n’est pas impossible et en rejoignant le lit du cours d’eau, les champs où cultiver le bonheur sont à portée de main.

Car c’est là notre objectif, trouver le bonheur :

Et une fois que nous nous libérons de l’emprise de la tristesse et que nous nous lassons de la contempler, alors nous sommes libres de rejoindre ses terres verdoyantes qui attendent que nous y semions les graines du bohneur 🙂


Êtes-vous parvenu à rejoindre le rivage de votre tristesse ? Est-ce que cette méditation vous a aidé ?

Dîtes le moi en commentaire 😉

7 réflexions sur “Contempler la peine.

    1. Merci pour ce retour !

      Je comprends votre peur, le risque de s’y noyer est très fort et c’est normal, puisque profondémment humain : en ce sens où il s’agit d’une émotion fondamentale de notre être. Par conséquent, il arrive tout naturellement qu’on se retrouve la tête sous l’eau, de temps en temps.

      Mais ce n’est pas grave, bien que je vous invite effectivement à vous reposer sur sa rive, depuis laquelle vous pouvez contempler sans crainte votre fleuve. On tire certains enseignements à s’y noyer, mais on en trouve beaucoup d’autres par ailleurs dans la contemplation.

      Quoi qu’il en soit, il n’y a pas de honte à se retrouver submerger. Je serais le premier concerné si tel était le cas 😉

      J'aime

  1. FredP

    Merci beaucoup !
    Un très beau moment pour moi.
    De la reconnaissance, de l’apaisement de se savoir « pas seule » à voir et penser ces choses et ces pensées parfois si tristes, mais si belles qui me terrassent mais qui me font vibrer aussi !

    Merci pour ces mots, ce rythme et ces images. Un ensemble « parfait » pour ce moment !

    FP

    Aimé par 1 personne

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